Cet article, coécrit avec Simon Labrecque, tente de penser les deux affaires judiciaires très différentes de Rémy Couture et David Dulac, mais qui ont ceci en particulier qu'elles touchent aux rapports entre le droit et l'art, et plus précisément à la traduction dans le système juridique d'éléments d'abord produits dans une perspective esthétique. Comment le droit traduit-il pour lui-même des enjeux qui sont primairement d'ordre esthétique? Nous avons essayé de répondre à cette question à partir de la notion de parergon, présente chez Jacques Derrida, et qui pourrait se résumer à tout ce qui n'est pas essentiel autour de l'oeuvre (ergon), mais qui participe de son essentialité à titre de condition de possibilité.
Référence
LEMIEUX, René, et Simon LABRECQUE, «Le parergon mis en procès, ou Quand le juridique prend l’imposture au sérieux: Rémy Couture et David Dulac», Raisons sociales, 17 juin 2014, en ligne <http://raisons-sociales.com/articles/parergon-mis-en-proces-juridique-prend-limposture-au-serieux-remy-couture-david-dulac/>.
