Suite à la présentation de deux articles de Gilles Labelle lors d'un atelier du CIRCEM le 18 septembre 2008 à l’Université d’Ottawa, «Péguy et la “fausse république” du Québec» et «Le républicanisme antimoderne de Charles Péguy» (tous deux disponibles sur le site de Monde commun), Dalie Giroux a correspondu avec lui dans un échange de courriels en lui posant une série de questions.
Au-delà de la discussion sur l'institution – avec son principe d'autorité ou son association avec l'autoritarisme – se dévoile la question des finalités de l'institution et en particulier celle de l'université. L'échange se termine sur une question: voyons-nous aujourd'hui, avec l'institution universitaire, une perte de sa nature propre (l'entrée du marché dans son fonctionnement: l'hypothèse de Labelle) ou un changement de régime dans son administration (le marché a pris la place de son ancien maître, l'Église: l'hypothèse de Giroux)?((Ce débat pourrait aussi se voir comme la mise en scène de deux perspectives différentes devant la transformation actuelle de l'institution universitaire: Michel Freitag avec Le naufrage de l'université (1996) et Jacques Derrida avec L'université sans condition (2001). Un grand merci à Isabelle Bernard de m'avoir permis d'y voir la profondeur de l'enjeu.))
Référence
Giroux, Dalie, et Gilles Labelle, «Débat sur l’institution: Une correspondance entre Dalie Giroux et Gilles Labelle», Trahir, janvier 2010.
