Du transhumanisme aux transhumanismes. Critique d’un fantasme émancipatoire

Dans un ouvrage intitulé Les utopies posthumaines, le journaliste Rémi Sussan annonçait il y presque dix ans, le déclin des groupes transhumanistes. Pourtant, la pensée transhumaniste n’a ni cessé d’être véhiculée – que cela soit par la persistance de certains groupes, le fleurissement de nouvelles associations ou encore le développement de formes artistiques et culturelles –, ni de faire l’objet de la recherche scientifique – le nombre d’essais traitant du phénomène continue d’ailleurs de croître depuis 2005. Pour certains individus, le transhumanisme serait la voie émancipatoire par excellence, celle d’une évolution ou d’un progrès anthropologique par la technique.

Palgrave Macmillan Memory Studies

Maison d’édition universitaire située au Royaume Uni (Basingstoke), Palgrave Macmillan publie depuis 2000 des essais et des revues (en ligne et imprimés) en sciences humaines et sociales. En 2010, la collection «Palgrave Macmillan Memory Studies» fait son apparition en vue de diffuser les florissants travaux ayant trait à la culture de la mémoire.

Penser les déterminations biologiques du jeu avec Henri Laborit

C’est à la sphère du jeu chez les humains et son rapport à l'imaginaire que je souhaite restreindre ma réflexion. Dans ce domaine, tout le génie de Laborit tient à ce qu’il a su bâtir une théorie intégrée basée sur le principe de l’inhibition de l’action, lequel principe, explique-t-il, a donné lieu, chez l’humain, à une disposition importante, soit celle, concomitante au développement du langage et donc de la pensée symbolique, de la fuite dans l’imaginaire. Et c’est par cette fuite, soutiens-je, que s’instaure le jeu.