Article publié dans le collectif Les dissonances du vivre-ensemble, actes du colloque étudiant du CÉLAT, sous la direction de Eleonora Diamanti, Mariza Rosales et Dagmara Zawadzka.
Résumé
Le débat traductologique se reconnaît, souvent inconsciemment, dans une économie du langage où les termes en cause – équivalence, manque ou surplus – pourraient se résumer à une théorie des poids et mesures. Si le débat semble être le fondement du questionnement traductologique, il n’est toutefois pas certain que la formalisation de la conception strictement communicationnelle de la traduction chez Roman Jakobson et le développement subséquent de la traduction assistée par ordinateur laissent le débat indemne. Du point de vue d’une économie du langage, la question qui se pose est alors: que peuvent apporter les traducteurs «humains» de plus que la machine? À partir d’une conceptualisation «théologico-sémiotique» des oppositions à l’oeuvre dans le discours traductologique (d’abord son interprétation juive et chrétienne de la Loi, puis ses versions catholique et protestante), l’article voudra repenser la question d’une im–possibilité du «retour» comme source de l’alternative entre l’assonance ou la dissonance entre les cultures.
Référence
René Lemieux, «La traduction à l’époque de sa reproductibilité technique, Ou l'im-possible dissonance interculturelle», Eleonora Diamanti, Mariza Rosales et Dagmara Zawadzka (dir.), Les dissonances du vivre-ensemble, actes du colloque étudiant du CÉLAT, mai 2014, pp. 19-30
