Prolégomènes à toute sémiotique future qui pourra se présenter comme résistance

La résistance, c’est d’abord le refus; c’est le fait de penser et d’agir en fonction d’une opposition à quelque chose; or, la résistance c’est aussi ce qui s’oppose au mouvement, ou pour le dire autrement, c’est ce qui nous résiste, donc ce qui s’oppose à notre volonté. En somme, la résistance c’est ce dont on ne vient pas à bout facilement. Sans trop exagérer, on pourrait dire que le principe de la catégorisation repose sur diverses résistances.

Aspects sémantique et socio-relationnel de la «résistance»

Qu’est-ce que le lexème «résistance» recouvre et condense? Prendre pour objet de réflexion la résistance nous amène avant tout à porter un regard sur le champ lexico-sémantique du terme. Souvent rattachée à la pensée politique, psychanalytique et sociale, la notion de résistance recouvre des configurations sémantiques et socio-relationnelles bien diversifiées.

De la résistance physique à l'action...

En prenant connaissance des communications de mes collègues, j’ai été surpris par la prédominance du politique. Fait tout de même surprenant au premier abord considérant que notre laboratoire en est un de sémiotique, d’autant plus que, vous me corrigerez si je me trompe, cette discipline a pour origine l’étude du langage en soi, dans sa manière d’être signifiant, plutôt que de l’étudier pour ses fins.